Comment se créé la peur ?

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La peur est la réaction à un stimulus sensoriel extérieur tel qu'un bruit suspect, le toucher de quelque chose d'étrange ou encore la vision d'une personne effrayante...

Afin de mettre en évidence cette réaction nous avons tenté les 3 exemples suivants:

     • La peur: une réaction à un stimulus sensoriel comme le bruit, nous nous sommes glissées derrière l'un de nos camarade et avons tapé dans nos mains. Il a sursauté et poussé un léger cri. 
   
 • La peur: une réaction à la vision de quelque chose d'effrayant, nous avons surpris l'une de nos camarade en nous cachant derrière une porte et en apparaissant brusquement, on a pu remarquer chez elle une réaction spontanée. En effet elle a non seulement crié, mais aussi reculé. De plus nous avons pu observer que les poils de ses bras étaient herrissés et qu'elle avait la chair de poule.                                                                
     • Enfin, la peur en touchant par surprise le dos d'un de nos camarade, nous avons pu observer que les muscles de ses bras se sont contractés et que le diamètre de sa pupille a retréci. 

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La plupart du temps un individu est apeuré avant même d'avoir réellement identifié le potentiel danger auquel il est confronté. Cela n'est que question d'évolution, car depuis toujours, l'homme doit survivre aux nombreuses menaces de l'environnement dans lequel il évolue. C'est pourquoi le cerveau a développé de nombreuses tactiques neurobiologiques pour toujours conserver un coup d'avance, quelque soit la situation car l'anticipation est la principale clef de la survie. Un des plus ingenieux systèmes neurobiologiques mis en place par le cerveau au cours de l'évolution, est le développement de deux voies neurobiologiques pour interpréter un stimulus sensoriel d'une menace éxterieure : une courte et une plus longue.

  • Dans un premier temps, le stimulus sensoriel extérieur est évalué par le thalamus qui traite l'ensemble des données issues des capteurs sensoriels (yeux, oreilles, bouche etc..). Cette première évaluation permet une appréhension grossière du potentiel danger. Cette information incomplète de la menace est directement transmise aux amygdales, qui sont le siège de la peur. Cela permet à l'organisme d'être immédiatement prêt à faire face au danger si celui ci se révèle réel. C'est pourquoi on l'appel la voie rapide de la peur car elle nous permet d'avoir une réaction quasi-instantanée, en seulement 12 millisecondes !

  • En parallèle l'information incomplète de la menace est transmise au cortex sensoriel approprié (le visuel, l'auditif...) afin que celui-ci puisse terminer l'interprétation et apporter une signification au stimulus. Cette information enfin complète est relayée jusqu'aux amygdales qui vont d'une part, si le danger s'avère moindre ou irrèel, inhiber les réactions mises en route dans l'organisme ou d'autre part, si cette menace se révèle fondée, les amplifier. Ce processus dans lequel on ajoute le cortex sensoriel est donc apellé la voie lente de la peur.

 

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Ces fractions de secondes gagnées grâce à la voie courte entre le thalamus et l'amygdale sont donc décisives en cas de réel danger.

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Le thalamus, le cortex et les amygdales ne sont pas les seuls à travailler pour la discrimination d'un stimulus menaçant. En effet, pour permettre de bien évaluer la peur, une quatrième structure va nous aider, l'hippocampe. 

L'hippocampe étant le siège de la mémoire et s'occupant la remémoration des souvenirs, va nous permettre dans une situation de danger de comparer celle-ci à d'autres situations vécues par le passé. Il va nous renseigner sur le contexte. 

Grâce à la mémoire explicite, il va nous permettre de confirmer la situation de danger. Par exemple, vous vous trouvez devant un feu, l'hippocampe vous permettra de confirmer que cette situation peut être potentiellement dangereuse si par le passé vous vous êtes déjà brulé. Mais, toujours grâce à notre mémoire , celui ci pourra également analyser l'ensemble de la situation, toujours en la comparant à des situations passées. Pour garder notre exemple, vous êtes toujours face à un feu, mais à un feu de cheminée, alors malgré le fait que vous vous soyez déjà brulé auparavant, l'hippocampe en décodant l'ensemble de la situation (Le feu contrôlé, les différents objets présents dans le salon etc...) permettra de confirmer que la situation est sans danger.

C'est ce qui explique également qu'un stimulus peut devenir la source d'une peur conditionnée car l'hippocampe va enregistrer toute situation nouvelle face à laquelle nous serons confrontés.

Grâce à l'implicite de l'amygdale et à l'explicite de l'hippocampe, tous les aspects d'une situation sont conservés. Lors d'une agression dans le rue, ce sont ces mécanismes entre amygdale et hippocampe qui feront que la victime sera apeurée à l'idée de retourner dans cette même rue.

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